Outil gratuit, distinct de Margelle · avec ChatGPT, vous n’en avez pas besoin
Vous retouchez une note pendant que votre agent la modifie ? Avec le MCP Optimike, l’outil refuse d’écraser votre retouche, sans attendre que l’agent y pense.
Il sert à qui laisse un agent, une IA qui ouvre elle-même vos fichiers, modifier ses notes. Au copier-coller, le chemin ChatGPT suffit.
Le MCP Optimike (MCP : une façon standard de brancher une IA sur un logiciel) relie gratuitement votre agent à Obsidian. Par ses outils protégés, votre agent prépare sa modification ; si la note a changé entre-temps, même d’un mot, l’outil refuse d’écrire et la version la plus récente reste. Il le voit à l’empreinte de la note, un calcul qui change dès qu’un caractère change. Margelle et lui fonctionnent l’un sans l’autre.
Est-ce pour moi ? ↓ · Le code sur GitHub (version 3.14.0, licence Apache-2.0)
Est-ce pour moi ?
Pas pour commencer : la première semaine ne demande qu’Obsidian et le coffre. Pas non plus avec ChatGPT par copier-coller : il n’écrit rien dans vos notes.
Plus tard, si vous laissez un agent (Claude Code, Codex, ou ChatGPT branché à votre coffre) modifier, par les outils du MCP, des notes que vous retouchez aussi, et qu’un terminal ne vous arrête pas. L’outil d’édition propre à votre agent, lui, n’est pas protégé.
Je m’en sers couramment pour laisser des agents modifier mon coffre, avec une version un peu plus ancienne : sa protection des retouches est celle de la 3.13, l’avant-dernière version publique.
Comment il protège votre retouche
Votre agent prépare une ligne pour la fiche « Vidéo sur la pluie ». Pendant ce temps, vous changez « lieu » en « jour ». Écrite telle quelle, sa ligne effacerait votre mot. Le dessin rejoue ce cas ; dans mes essais, la retouche était faite par un petit programme, pas par une personne.
Le guichet des modifications protégées
Empreintes différentes : il refuse d’écrire. Le portillon reste fermé, le bordereau revient.Refusée : rien n’est écrit, votre correction reste.
Les cinq étapes
La réponse du guichet
- Refusée : rien n’est écrit, votre correction reste.
- La note a pour empreinte c890 ; le bordereau attendait 01b1.
- Votre correction : « …choisir le jour du tournage ».
La fiche du projet
Vidéo sur la pluie
Format : une vidéo courte
Prochaine action : choisir le lieu jour du tournage
À filmer : les gouttes sur la vitre
Empreinte (SHA-256) : c890…
Ce que montre la machine
- Empreinte du bordereau
- 01b1 (relevée à la préparation)
- Empreinte de la note
- c890
- Votre correction
- « jour », intacte
- Comparaison
- différentes
- Écrit sans concordance
- 0
- Confirmé après relecture
- rien à confirmer : rien d’écrit
- Registre
- refusée
Au moment d’écrire, Obsidian compare l’empreinte et remplace en une seule opération : si elle a changé, refus avant toute écriture. La modification n’est confirmée qu’après relecture ; envoyée deux fois, elle ne s’applique qu’une fois.
Le mécanisme exact
Ses outils de modification protégée :
- relèvent l’empreinte de la note quand la modification se prépare : un calcul fait sur son contenu exact (SHA-256), qui change dès qu’un caractère change ;
- au moment d’écrire, font comparer cette empreinte par Obsidian lui-même, qui vérifie et remplace dans une seule opération (Vault.process, par l’extension Atomic Write Bridge) : il n’y a pas d’intervalle entre la vérification et l’écriture. Si l’empreinte a changé, la réponse est un refus (HTTP 409) avant toute écriture, et la version la plus récente reste ;
- ne confirment la modification qu’après avoir relu la note ;
- si la connexion coupe avant la confirmation, laissent votre agent demander où en est la modification avant de recommencer : renvoyée à l’identique, elle n’a qu’un seul effet.
Il protège aussi les propriétés d’une note, les formules d’une Base et les Canvas ; pas les vues ni les filtres d’une Base. Il sait lire et chercher dans vos notes : c’est ce qui permet à ChatGPT, en configuration avancée, d’ouvrir votre coffre.
Ses limites
- Il ne demande pas votre accord à la place de votre agent : ce sont les consignes du coffre qui le demandent.
- Il ne protège que ses propres écritures protégées : pas l’outil d’édition de votre agent, une autre extension, une synchronisation, ni ses propres outils d’écriture directe (voir « Choisir le profil », plus bas).
- Votre agent ne s’en sert que s’il voit ses outils, chargés à temps : dans les essais, Codex ne les a pas appelés de lui-même. Demandez-lui de passer par le MCP Optimike.
- Il ne choisit pas la note à modifier : vérifiez laquelle votre agent vise.
- Il ne calcule aucune date. Avec Margelle, une note livrée n’est datée qu’à son premier enregistrement dans Obsidian ; depuis la 3.14, il demande au gestionnaire de dates de Margelle de la dater avant de préparer la modification, et la date reste. Sans gestionnaire de dates actif, il refuse une note sans date de création, et vous dit de l’enregistrer une fois.
L’installer
- Node 22.12 ou plus récent ; tests automatiques sous Windows et Linux, Mac non vérifié.
- Récupérer le code, l’installer, le compiler, dans un terminal.
- Dans Obsidian : Local REST API (extension communautaire) ; Atomic Write Bridge (modifications protégées) et Bases Bridge (Bases), fournies dans le dépôt.
- Ouvrir les modifications protégées dans les réglages d’Atomic Write Bridge : sans elles, il ne protège rien.
- Choisir le profil : 30 outils par défaut, sans les trois outils d’écriture directe des notes ; 84 en « operational », avec d’autres écritures directes ; 88 en tout.
- Le déclarer dans votre agent, et lui faire lire une note connue avant une modification.
- Pour ChatGPT, en plus : le tunnel d’OpenAI, un compte OpenAI Platform, un espace ChatGPT compatible, un ordinateur allumé (ChatGPT branché à votre coffre).
Chaque étape, en détail
- Node 22.12 ou plus récent sur votre ordinateur. Ses tests automatiques tournent sous Windows et Linux ; sur Mac, son fonctionnement n’est pas vérifié.
- Plusieurs étapes dans un terminal : récupérer le code, l’installer, le compiler.
- Dans Obsidian : l’extension Local REST API, plus Atomic Write Bridge pour les modifications protégées, et Bases Bridge pour les Bases. Ces deux-là se copient Obsidian fermé ; Obsidian reste ensuite ouvert pendant que votre agent travaille. Le dépôt en contient une troisième, Operon Bridge, pour mon moteur de tâches, que Margelle n’inclut pas.
- Le régler. Ses modifications protégées restent fermées tant que vous ne les ouvrez pas dans les réglages d’Atomic Write Bridge, une autorisation pour les notes, une pour les Canvas : sans elles, il ne protège rien.
- Choisir ce que voit votre agent. Dans le profil par défaut, Obsidian ouvert, il ne voit pas les trois outils d’écriture directe des notes, et un conflit ne bascule jamais vers une écriture directe. Le profil « operational » ajoute d’autres écritures directes, sans ces garanties : supprimer une note, modifier ses tags, écrire des lignes de Base, entre autres. Le catalogue complet les expose toutes.
- Votre agent voit 30 outils dans le profil par défaut, 84 en « operational », 88 dans le catalogue complet. Ces comptes séparent les étapes d’un même geste : préparer, appliquer, suivre, reprendre. Le profil limite ce qu’il voit ; il ne remplace pas les autorisations.
- Le déclarer dans votre agent, puis lui faire lire une note que vous connaissez avant de lui confier une modification.
- Pour ChatGPT, des étapes en plus : le tunnel officiel d’OpenAI, qui relie ChatGPT à votre ordinateur sans ouvrir d’accès entrant, un compte OpenAI Platform pour le créer, avec son identifiant et une clé, un espace ChatGPT qui accepte ce type d’application, et un ordinateur allumé pendant la conversation. Le guide du tunnel prend en exemple le catalogue complet ; il conseille un profil plus petit quand il suffit (ChatGPT branché à votre coffre).
Une installation technique, que vous faites vous-même, durée non mesurée ; l’aide de 30 jours de Margelle ne la couvre pas. La marche à suivre : le guide d’installation, dans le dépôt GitHub.
Les essais
- Chaque fois qu’une modification préparée par le MCP Optimike est arrivée après une retouche faite par un script, elle a été refusée : deux fois le 23 octobre, une fois le 20 septembre, et dans la vérification de la 3.14. Sur des tâches courantes, aucun gain mesuré, et un agent ne l’appelle pas toujours de lui-même. Ces essais ne valent pas garantie.
- 23 octobre, copies du coffre Margelle, Codex puis Claude Code : la fiche n’a pas changé d’un octet ; une modification renvoyée à l’identique, ajoutée une seule fois. Deux cas, un par agent. Sans le MCP, les deux agents ont aussi gardé la retouche : ce scénario ne les départage pas ; avec lui, le refus vient de l’outil.
- 22 octobre, quatre tâches courantes avec et sans le MCP, tâches réussies : 48 sur 48 sans, 34 sur 34 avec (série arrêtée faute de mémoire) ; le MCP appelé dans 9 essais sur 34.
- Pas encore essayé : le refus depuis ChatGPT, une retouche tapée par une personne, une coupure de connexion avec la 3.14.
Les essais en entier, ratés compris
- Chaque fois qu’une modification préparée par le MCP Optimike est arrivée après une retouche de la note faite par un script, elle a été refusée : deux fois le 23 octobre, une fois le 20 septembre, et dans la vérification de la 3.14. C’est le cas pour lequel il est fait ; sur des tâches courantes, il n’a montré aucun gain, et un agent ne l’appelle pas toujours de lui-même. Ces essais ne valent pas garantie.
- Le 23 octobre 2026, sur des copies du coffre Margelle, tel que livré ce jour-là, avec Codex (GPT-6.1) puis Claude Code (Claude Sonnet 5.5) et la version 3.13 du MCP. L’agent prépare une modification de la fiche d’un projet ; une retouche est ensuite saisie dans Obsidian, par un script, pas par une personne. La modification préparée avant la retouche a été refusée, et la fiche n’a pas changé d’un octet. Une modification autorisée, renvoyée à l’identique après sa confirmation, n’a été ajoutée qu’une fois. Claude Code est passé par le MCP de lui-même ; pour Codex, c’est mon script qui a préparé la modification. Deux cas, un par agent : une démonstration.
- Trois tentatives n’ont pas abouti, sans rien écrire : une note pas encore datée, un quota épuisé, un arrêt par le garde-fou de mon montage d’essai. Elles sont conservées. Le protocole, écrit avant le premier essai, a été amendé trois fois pour les rejouer : la façon de faire la retouche, la préparation de la note, puis le remplacement d’un essai coupé.
- Le même scénario, sans le MCP. Les deux agents ont aussi gardé la retouche, en deux essais : l’outil d’édition de Claude Code a refusé d’écrire sur une note changée depuis sa lecture, et Codex a relu la note puis redemandé l’accord. La retouche touchait la ligne même que l’agent devait remplacer, un cas facile à repérer : ce scénario ne départage pas les deux façons de faire. Ce qui change avec le MCP : le refus vient de l’outil, pas d’un choix de l’agent, à condition que l’agent passe par lui.
- Le 22 octobre 2026, sur des copies d’une version précédente du coffre, Claude Code et Codex ont joué quatre tâches courantes, avec et sans le MCP. Toutes celles qui ont été jouées ont réussi : 48 sur 48 sans lui ; 34 sur 34 avec lui, sur 48 prévues, la série s’étant arrêtée quand la mémoire de l’ordinateur d’essai est venue à manquer. Le MCP n’a apporté aucun gain mesuré, ni causé aucun dégât observé. Les agents l’ont appelé dans 9 essais sur 34 : trois tâches portaient sur les vues, les filtres et les colonnes d’une Base, qu’il ne couvre pas, et Codex commençait parfois avant que ses outils soient chargés. Aucune tâche ne faisait se croiser deux modifications.
- Le 20 septembre 2026, dans mon coffre : une modification demandée depuis ChatGPT, appliquée, vérifiée par le MCP, puis contrôlée à part par un autre agent ; l’ajout présent une seule fois, le reste de la note inchangé, à part sa date de modification. Le même jour, dans un coffre d’essai, un script de test a changé une note entre la préparation et l’écriture : la modification a été refusée (version 3.8.2, gestionnaire de dates suspendu pour l’essai). Le même jour, sur mon ordinateur, une connexion a été coupée exprès après l’écriture, avant la réponse : la question « où en est la modification ? » a répondu qu’elle était faite, et rien n’a été écrit deux fois. Une coupure du tunnel de ChatGPT n’a pas été essayée.
- La version 3.14, publiée le 23 octobre 2026, a été vérifiée dans un Obsidian d’essai, par des scripts, avec le gestionnaire de dates que livre Margelle : notes datées avant la modification, modification refusée sur une note changée entre-temps, modification renvoyée sans double effet. Ses tests automatiques tournent sous Windows et Linux, sur GitHub ; l’un d’eux rejoue le refus d’une modification préparée sur une note changée depuis, contre un Obsidian simulé : npm run test:governed-text-patch, dans le dépôt.
- Pas encore essayé : le refus depuis ChatGPT, une retouche tapée par une personne, et une coupure de connexion avec la version 3.14.
- Les essais du 20 septembre au 23 octobre sont dans mes fichiers ; je les envoie sur demande, à contact@optimike.net. Le code, ses tests automatiques et leurs résultats sont publics.
Les fichiers des essais : sur demande, à contact@optimike.net.
D’où il vient
Je vends Margelle, et j’ai créé le MCP Optimike, gratuit et libre, sous licence Apache-2.0.
Je suis parti en 2025 d’obsidian-mcp-server, le projet libre de Casey Hand (cyanheads), dont la licence garde le copyright : version 2.0.7, 8 outils. Sur la 3.13 : 88 outils, huit fois plus de code, trois extensions Obsidian, des outils de modification protégée, et 169 fichiers de tests automatiques, contre aucun. Vérifiable sur le code public des deux versions.